Cigarette électronique et lobbies pharmaceutiques

La réussite de la cigarette électronique ces dernières années la place comme un concurrent majeur sur le marché des substituts nicotiniques elobbies pharmaceutiquest des aides au sevrage de la cigarette traditionnelle. Un marché réservé aux puissantes industries pharmaceutiques. Plusieurs études, qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un article sur notre site, prouvent pourtant la plus grande efficacité de la e-cigarette en comparaison aux autres méthodes existantes de sevrage. Les lobbies pharmaceutiques exerceraient t’ils une influence sur les organes de décision ?

L’exemple de GlaxoSmithKline

Une cigarette électronique

Une cigarette électronique

Dans un article datant de févier 2014 publié dans The Times, Alex Ralph alertait sur les possibles  actions de lobbying menées  par cette importante entreprise de l’industrie pharmaceutique auprès du parlement européen. Il est évident que l’ensemble de cette industrie gagnerait beaucoup à voir la cigarette électronique reconnue comme un sevrage tabagique et vendue exclusivement en pharmacie. L’article fait état d’une note qui aurait été adressée par GSK à la secrétaire d’Etat en charge des questions de santé au Royaume-Uni, Jane Ellison. Cette lettre visait à faire pression pour que la e-cigarette soit réglementée comme des médicaments, arguant qu’elle pourrait être sinon une porte d’entrée vers le tabagisme.

Cet exemple ne saurait être qu’un cas isolé. Il est évident que l’industrie pharmaceutique exerce de fortes pressions pour s’opposer ou contrôler la croissance de la cigarette électronique. L’enjeu financier est bien trop important pour eux.

Lire l’article sur le déclin des substituts nicotiniques.

Lobbies pharmaceutiques et organes de pouvoir

En France, le cas d’Aquilino Morelle résonne encore. Le vendredi 18 avril dernier, il est poussé à la démission du gouvernement. Il lui est reproché un possible conflit d’intérêt avec des laboratoires pharmaceutiques datant de 2007, alors qu’il était membre de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Si ce cas n’a pas forcément de lien direct avec la cigarette électronique, il révèle les connivences qui peuvent exister entre le pouvoir et ces puissances industrielles.Lobbies pharmaceutiques

En 2013, des experts du rapport de l’OFT paru sur la cigarette électronique, reconnaissaient des liens avec des groupes pharmaceutiques. Comment alors ne pas imaginer que les décisions concernant la réglementation de la e-cigarette soient orientées ?

En tant que « nouveau » produit, la réglementation autour du vapotage est en constante évolution. Cela en fait une proie plus facile pour ces différents groupes de pression qui cherchent à servir au mieux leurs propres intérêts.

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