Déclaration d’experts adressée à l’OMS en faveur de l’e-cigarette

Dans un courrier adressé au Dr Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le 26 mai 2014, un comité d’experts en science de la nicotine et des politiques de santé publique, réunissant des scientifiques de plusieurs nationalités, demande à l’OMS de réfléchir à une véritable stratégie de « réduction du risque tabagique », c’est-à-dire de considérer que les 1,3 milliards de personnes qui fument du tabac pourraient faire beaucoup moins de mal à leur santé en consommant de la nicotine sous une forme à moindre risque, non combustible.  (voir la déclaration sur le blog de M. Jacques Le Houezec, conseiller en santé publique, dépendance tabagique)

                « Les gens fument pour la nicotine, mais meurent de la fumée »

C’est l’inhalation de particules de goudron et les gaz toxiques qui provoquent la majorité des décès et des maladies attribuables au tabac.

La fumée de cigarette contient du monoxyde de carbone, du goudron et des particules fines.

Depuis quelques années, on observe un développement rapide de produits à base de nicotine qui se substituent aux cigarettes, mais représentant des risques très faibles (dont  la cigarette électronique).

Il est indéniablement souhaitable que les gens arrêtent de fumer et d’absorber de la nicotine, mais il est difficile d’imaginer des réductions importantes des décès ou maladies imputables au tabac, sans la contribution d’une stratégie de réduction du risque tabagique. L’expérience montre que la plupart des fumeurs ne peuvent pas ou ne veulent pas renoncer à la nicotine, ils continueront à fumer s’il n’existe pas d’alternative plus sure, disponible et acceptable.

Pour cela, le Comité d’experts demande qu’un certain nombre de principes soit pris en compte dans la stratégie de l’OMS :

  • La réduction du risque tabagique doit faire partie de la solution et non du problème.
  • Les politiques de réduction du risque tabagique doivent être proportionnelles au risque et fondées sur les preuves, et tenir compte de la réduction importante du risque lorsque le fumeur passe du tabac à un produit à base de nicotine à faible risque.
  • Les instances régulatrices doivent éviter de soutenir des mesures qui pourraient avoir l’effet pervers de prolonger la consommation de cigarettes.
  • Sans se focaliser sur la consommation de nicotine, il faut essentiellement se concentrer sur la réduction du tabagisme.

Nous poursuivrons les principes mis en avant par ce comité d’experts dans un prochain article.

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