Déclin des substituts nicotiniques et essor de l’e-cigarette

Les substituts nicotiniques ont pour but de délivrer de la nicotine dans le corps afin de combler le manque ressenti (anxiété, difficulté de concentration, envie de fumer une cigarette, …) lors de l’arrêt du tabac. Ils se présentent sous différentes formes. Les plus courants sont les patchs, gommes à mâcher, pastille à sucer et inhalateurs.

En France, les substituts nicotiniques sont classés comme médicaments et nécessitent une autorisation de mise sur le marché pour pouvoir être commercialisés. Ils sont vendus sans ordonnance dans les Pharmacies. L’assurance maladie prend en charge le traitement par substituts nicotiniques à hauteur de 50 € par an, sur prescription médicale.

En 2013, plus de 2 millions de personnes ont recours aux substituts nicotiniques.

Le déclin des substituts nicotiniques

La vente des substituts nicotiniques s’est très fortement dégradée en 2013, aussi bien pour les gommes que pour les comprimés à sucer et patchs. D’après une étude de l’OFDT, cette baisse est estimée à plus de 10% en 2013 par rapport à l’année 2012.

Cette baisse importante et historique est principalement dû au boom de la consommation de cigarettes électroniques en France.

Explosion des ventes de cigarettes électroniques

La cigarette électronique n’a pas le statut de substitut nicotinique. Elle n’est donc pas classée comme médicament et est vendue librement, en tant que produit de consommation courante.

De 2012 à 2013, d’après une étude publiée par Xerfi, le marché de la cigarette électronique a triplé, passant de 115 à 275 millions d’euros de chiffre d’affaire. La cigarette é électronique a séduit plus de 2 millions de fumeurs en France, soit l’équivalent des consommateurs de substituts nicotiniques.

Les principaux canaux de distribution sont les boutiques spécialisées (60 %), Les bureaux de tabac (20 %), et les sites de vente en ligne (10 %)

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6 réponses

  1. e-cigarette dit :

    Les e-cigarettes ne sont pas classées dans les médicaments, elles ne sont donc pas prise en charge par l’assurance maladie. Sachez cependant que certaines mutuelles remboursent les e-cigarettes.

  1. mai 14, 2014

    […] effet, même si la cigarette électronique n’est ni du tabac, ni un dispositif médical, ni un médicament, les professionnels de la santé doivent tenir comte de ce nouveau produit dans l’accompagnement […]

  2. mai 28, 2014

    […] Trois options étaient offertes aux fumeurs : compter sur leur seule volonté, opter pour des substituts nicotiniques (patch, chewing-gum…), ou bien pour la cigarette […]

  3. juin 11, 2014

    […] est désormais acquis que la cigarette électronique reste plus efficace que les gommes et patchs pour le sevrage tabagique. Des chercheurs de « L’University College of London » affirment que […]

  4. septembre 1, 2014

    […] existantes tels que les substituts nicotiniques.  Une prise de position étonnante au regard des résultats bien pauvres de ces substituts dans le sevrage du […]

  5. mars 17, 2015

    […] Ces derniers éléments apparaissent cette fois contradictoires. Alors que l’Académie nationale de pharmacie considère la cigarette électronique comme un vrai moyen de « minimisation » des risques liés au tabac, elle continue l’amalgame avec la cigarette traditionnelle. Il est difficile de ne pas voir ici une manœuvre pour s’approprier un marché en pleine expansion, quand dans le même temps, la vente des substituts nicotiniques traditionnels est en forte baisse. […]

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