Peut-on parler de vapotage passif ?

Le tabagisme passif correspond à l’inhalation de la fumée d’une cigarette par l’entourage d’un fumeur. Dispersée dans l’atmosphère sous forme de particule, elle constitue une pollution et un danger. En effet la fumée du tabac est composée de plus de 4000 substances chimiques et notamment de produits toxiques tels que le monoxyde de carbone. Ce constat à conduit, en 2006, les autorités à légiférer pour interdire de fumer dans les lieux collectifs. Cette restriction pourrait également concerner la cigarette électronique, puisqu’elle figure dans la loi relative à la politique de santé qui sera présentée prochainement par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Mais cette analogie est-elle justifiée ? Peut-on parler de vapotage passif ?

Pas de risque réel de vapotage passif

Peut-on parler de vapotage passif ?

Peut-on parler de vapotage passif ?

Une étude publiée en novembre 2013 dans la revue des maladies respiratoires dresse un constat limpide sur la question. Utilisée avec ou sans

nicotine, l’inhalation de la cigarette électronique  produit ce que les scientifiques appellent un aérosol liquide, c’est-à-dire un ensemble de particules. C’est ce dernier, composé de gouttelettes, qui a été étudié à l’aide d’un impacteur électrostatique à basse pression. L’étude a ainsi démontré que la vapeur expirée par l’utilisateur d’une e-cigarette possède une durée de vie très courte : 11 secondes, et s’évapore très vite sous forme gazeuse. A l’inverse, les particules présentes dans l’aérosol de la cigarette ordinaire perdurent entre 19 et 20 minutes. De plus le niveau de toxicité relevé dans l’aérosol de la cigarette électronique est bien trop faible pour s’avérer dangereux à l’homme ou à l’environnement.

Une mesure injustifiée et contre productive

Interviewer le 11 juin dernier, Gérard Mather, pneumologue, s’insurgeait donc contre la volonté de la ministre d’interdire la e-cigarette dans les lieux publics. S’appuyant sur les études déjà publiées sur le sujet, il explique que la quantité de composé organique volatile qui se dégage de la vapeur d’une cigarette électronique est entre 10 et 500 fois inférieure à celle contenue dans une cigarette ordinaire. De plus, le monoxyde de carbone, produit toxique de la fumée du tabac est absent des gaz du vapotage passif.

 Il dénonce également les effets pervers d’une telle mesure. À force d’assimiler la cigarette électronique à la cigarette traditionnelle, le gouvernement ramène finalement les gens vers le tabac alors même que c’est moyen de sevrage efficace et avéré.

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1 réponse

  1. juillet 18, 2016

    […] et libéraux démocrates s’étaient dès le départ opposés à cette mesure qui ne reposait sur aucun argument scientifique fondé et constituait un recul dans la lutte contre le […]

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